Stratégie d’anéantissement des sucreries

Ma fille a six ans. C’est bien embêtant…
C’est un bel âge, je ne m’en plains pas hein! C’est l’âge de la petite souris, l’âge des grandes sagesses (il parait que je suis gentille même quand je suis moche), l’âge des premiers films épiques comme Jumanji,…

Mais c’est aussi l’âge des bonbons! Nom de nom qu’est-ce que ça m’embête les bonbons… Maintenant que je comprends l’absurdité qu’est le sucre raffiné, ça me rend dingue de voir que ma fille peu rentrer de l’école avec des sucreries ou se retrouve à sucer une sucette dont je ne connais pas la provenance. Ok, elle se dépense bien au fitness square mais quand-même. Ca m’agace!

Du coup, j’ai mis en place un plan d’attaque d’anéantissement des bonbons. Voici quelques règles de base.

1. Autoriser tout, limiter les interdits
A la maison, je garde toujours de la nourriture qui périme très lentement et que ma fille a le droit de manger sans limite. Je veux parler des amandes, des raisins secs, des pommes, des oeufs durs, du saucisson sec, du chocolat noir (70%),…
Les autorisations sont plus puissantes que les interdits. C’est une question de bon sens; je n’ai pas envie de perdre mon énergie à lui interdire des aliments malsains. Je préfère profiter d’un bon goûter sain avec elle plutôt que de l’entendre se plaindre du gâteaux qui manque.

2. Partager les placards 
Même si j’achète très rarement des sucreries, mes armoires se trouvent régulièrement remplies de cadeaux sucrés. Qu’il s’agisse de bonbons d’anniversaire ou de gâteaux apéritifs, je me trouve régulièrement submergée par les paquets non-désirés.
Et même si moi je n’ai pas trop envie d’en profiter, rien ne m’interdit de tout passer à mon voisin! Mes collègues, mes amies du club de sport, ma voisine,… j’aime partager et les gens aiment tout manger! Non seulement je me débarrasse de la nourriture que je n’ai plus envie d’avoir dans ma vie, en plus j’en deviens populaire!!

3. Etre franche au bon moment
Il peut arriver que ma fille soit amenée à s’empiffrer de sucre. Et les effets ne se font pas attendre et peuvent être assez violent. Surtout parce que ma fille est très peu accoutumée au sucre raffiné; le fameux “sugar rush” peut être très impressionnant chez ma fille. A plusieurs occasions j’ai un peu paniqué en voyant l’hyperactivité provoquée par un milkshake-tagada, suivi de la catatonie totale une fois que son sang s’est vidé de sucre. Brrrr… ça fait quand-même un peu peur.
Mais j’attends justement ce moment pour lui expliquer que si elle a du mal à se calmer (et elle s’en plaint) ou si elle a des nausées, que c’est suite à sa grosse dose de sucre.

4. Apprendre à lire… partout!

Les enfants qui aiment apprendre à lire lisent tout. Ma fille, comme moi quand j’étais enfant, lit les boites de céréales pendant le petit déjeuner. Elle lit les ingrédients des paquets qui l’entourent. Ooooh la belle opportunité pour lui apprendre quelques règles de nutrition!
“Ooooh, maman! Pourquoi le pot il dit qu’il y a du sucre dans la mayonnaise?!”
“Maman, dis, c’est quoi le fosff… le posfa…” – “Le phosphate tricalcique? Je ne sais pas ma chérie mais si on n’arrive même pas à le prononcer moi j’ai pas trop envie de le manger…”
Ce genre de discussions, chez nous, n’est pas du tout calculé mais c’est tout de même le genre d’opportunité que j’aime exploiter!

5. Donner le bon exemple
Ah bah oui… Rien de tel que maman qui se lèche les doigts d’un bon paquet de chamalows pour détruire tout ce bon travail!!

6. Ne pas stresser
Bon… bah parfois ça ne marche pas tout ça… Et bien tant pis. Je me dis que le pain au chocolat, elle va l’évacuer en jouant à la balle au prisonnier. Ou en dansant la macaréna.
Les enfants jouent beaucoup plus que nous, ce qui veut dire qu’ils bougent beaucoup plus que nous. On devrait même suivre leur exemple et bouger autant qu’eux, pour la peine.
Pas besoin de culpabiliser, on fait déjà tellement bien notre boulot de parent que cette canette de coca ne va pas changer la donne.

Depuis que j’applique ces quelques principes, je peux vous annoncer fièrement que ma fille a renié le Nesquik et qu’elle s’est déjà lancé des défis “sans sucre” d’elle-même. Un petit déjeuner sans sucre, une semaine sans bonbons,…
Et elle s’en porte très bien! Elle a d’elle même remarqué que les pommes ont bien meilleur goût quand elle ne mange pas de bonbon avant.

Comme quoi…

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2 thoughts on “Stratégie d’anéantissement des sucreries

  1. jefaismaison says:

    Je compatis, j’ai le même souci avec mes enfants qui sont accros au sucré à mon grand dam. Je pense quand même que c’est lié à l’âge car TOUS les enfants aiment le sucré et pas trop les légumes (c’est un euphémisme). Cela doit être la nature qui les a fait comme cela peut être pour les orienter vers les aliments les plus caloriques les plus utiles à leur survie… En tout cas l’interdiction peut être contre productive, donc il faut quand même proposer des trucs sucrés, y compris des bonbons, le problème étant de limiter les quantités. Mon petit “truc”, c’est quand ils mangent des bonbons, de leur proposer un aliment complémentaire “gras” ou “protidique”, histoire de limiter le pic de sucre. Par exemple du chocolat (gras + sucré) ou un produit laitier le plus gras possible. Mais pas toujours facile….
    Julie

  2. Mogore says:

    N’oublie pas que le lait maternel a un goût sucré 🙂 donc le fait d’aimer le goût sucré, c’est de longue date. (Cela ne veut pas dire qu’il faut se gaver de bonbons pour autant.)

    Et quid des fruits secs au goûter ?
    Pomme séchée, pruneaux, raisins secs ?

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